Tome 2

Le Théâtre de la guerre

(NÉHOUMTA LOK)


Voici la couverture (et la quatrième de couverture) du deuxième tome de la CONSTELLATION.

« Il y a plus de trois milliards de retours de printemps, la vie apparut sur la quatrième planète orbitant autour d'une des étoiles qui forment la constellation de la Chèvre.

« Après moult tribulations, bouleversements et cataclysmes, la vie évolua jusqu'à l'Humain qui, en quelques centaines de milliers de retours de printemps, prit le contrôle de sa planète natale.

« Bien sûr, quand l'Humain se mit à parler et à penser, il ne se dit pas qu'il habitait la constellation de la Chèvre, puisque les constellations sont nommées par ceux qui les observent, afin de se repérer dans le ciel étoilé, et non par ceux qui sont observés.

« L'Humain décida donc d'appeler sa planète Ters, nom qui se déclina dans toutes les langues parlées par ses congénères ‒ et non Kifarouma minradj san (littéralement, la quatrième de l'étoile Cœur de la chèvre"), comme l'auraient sans doute nommée les Ilim s'ils avaient possédé les connaissances permettant de détecter cette quatrième planète à partir des variations périodiques de luminosité de son étoile.

« L'Humain grandit rapidement en intelligence et en ingéniosité. Il créa toutes sortes de choses et, notamment, des robots. D'abord, des mécaniques très simples qui reproduisaient des gestes répétitifs. Puis, à mesure que se développait sa connaissance du cerveau humain, des machines de plus en plus performantes capables d'exécuter des tâches fastidieuses de classement, de calcul, de dessin, etc. Vint ensuite ce qu'il appela "intelligence artificielle", à savoir des mécanismes fonctionnant selon les mêmes principes que son esprit à lui, mais avec une rapidité de résolution de problèmes sans commune mesure avec ce qu'il était lui-même capable de faire. Pourtant, si les robots pouvaient dès lors remporter facilement des jeux de stratégie très complexes, la subtilité ultime de l'intellect humain leur échappait encore, puisqu'ils ne parvenaient pas à traduire correctement un simple poème. La robotique accomplissait néanmoins des pas de géant en multipliant de façon exponentielle, dans des délais de plus en plus courts, les capacités de compréhension, de réflexion et de décision des machines. L'Humain voyait approcher avec appréhension le moment où l'intelligence artificielle dépasserait la sienne, étape qu'il appela «singularité technologique ». Pour éviter une telle éventualité, il mit au point différents dispositifs pour empêcher les robots de se retourner contre leurs maîtres quand ils seraient devenus plus intelligents qu'eux... »

                                                                                         1re partie, p. 24-25

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